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La création contemporaine fait son festival à Hyères
Pour sa 22ème édition, le Festival annuel de Mode et de photographie hyérois a de nouveau mis à l’honneur les jeunes talents de la création contemporaine.
Les défilés des dix jeunes créateurs se sont tenus du 27 au 29 avril 2007, dans un chapiteau installé sur la plage de l’Ayguade. C’est dans un univers blanc, épuré et lumineux que les invités ont pris place avec enthousiasme, malgré une chaleur étouffante. Sur une musique tantôt rythmée, tantôt planante et onirique, les créations des jeunes stylistes se sont succédées sous les yeux admiratifs du jury et des spectateurs.
Femmes végétales, silhouettes aériennes, motifs graphiques ou références humoristiques … C’est une nouvelle fois la diversité et la liberté créatrice qui ont été mises à l’honneur pour l’édition 2007 du festival hyérois. |
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A l’issue des trois jours de défilés, le jury a remis le grand prix du festival à la suédoise Sandra Backlund.
Les expositions ont quant à elles été installées à la Villa Noailles et à la Tour des Templiers du 27 avril au 3 juin 2007. A cette occasion, la structure a accueilli de nombreuses œuvres photographiques réalisées par des artistes internationaux. Ici encore, la diversité des styles a démontré le caractère riche et hétéroclite de la sélection du festival.
Des œuvres parfois étranges, comme les photographies de Christian Wijnants, qui mettent en scène d’épaisses chevelures féminines à l’allure surnaturelle. D’autres qui nous renvoient à une réalité touchante du monde contemporain, comme les portraits de Daniel Stier, qui porte un regard complice sur une série d’immigrants installés à Londres.
Le festival a également été l’occasion pour Christian Lacroix – Président du Jury 2007 – d’exposer ses créations au sein de la Villa Noailles. Avec la volonté de s’y inscrire « comme la Villa s’inscrit dans le paysage de Hyères », il a donc installé une série de mannequins autour de la piscine, des silhouettes énigmatiques aux visages toujours voilés par des casques ou des chevelures épaisses. Recouvertes d’un enchevêtrement de textures et de couleurs disparates, mêlant objets ordinaires et matières nobles, les créatures aux postures singulièrement humaines semblaient réellement peupler les lieux.
Afin de récompenser également les nouveaux talents de la photographie, le festival a sélectionné et exposé dix jeunes photographes de nationalités diverses, qui portent un certain regard sur le monde au travers de leur oeuvre.
Tandis que Louise Fago-Ruskin nous propose de manifiques scènes éclairées à la bougie, qui semblent sortir tout droit d’un roman du 19ème siècle, Madoka Sakamoto nous offre quant à elle une vision idéalisée du monde, représenté par des jardins féériques et vaporeux.
Dans un tout autre genre, Rebecca Veit a fait le choix de montrer la réalité crue, en photographiant certaines parties du corps humain, blanches et sans artifices, qui suggèrent des situations parfois inquiétantes.
De son côté, Benjamin Roi prend plutôt le parti de l’humour, et expose une série de portrait de femmes mûres qui patientent chez le coiffeur, le crâne recouvert de produit colorant, et qui ressemblent singulièrement à des oiseaux tombés du nid.
Ce sont finalement les créations de deux jeunes femmes qui ont remporté les prix de photographie : l’américaine Jessica Roberts et ses portraits d’adolescents au regard grave, et les décors en trompe l’œil de la hollandaise Popel Coumou. |